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Plan technique coté, avec un crayon et une règle posés dessus.

Ressources · Relevé de site

Ce qu’il faut relever avant d’acheter un robot de nettoyage

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Un robot de nettoyage se choisit sur quatre relevés, et ils se font avec un mètre, pas sur une plaquette. Voici ceux que nous faisons avant de proposer une machine — et celui qui, à lui seul, en élimine la moitié.

1. La largeur de passage : la seule cote qui exclut

Toutes les autres cotes se négocient. Une autonomie plus courte se compense par une recharge, un réservoir plus petit par un remplissage, un rendement plus faible par une heure de plus. La largeur de passage, non : une machine qui ne rentre pas ne rentre pas.

C’est pourquoi c’est le premier relevé, et pourquoi il se fait au point le plus étroit du parcours réel — pas au plus large. Le point critique n’est presque jamais un couloir : c’est un tourniquet, un sas de porte battante, un passage entre deux racks, un pied de rampe, ou l’entrée d’un local technique que personne n’avait compté dans la surface.

Les largeurs minimales publiées par le constructeur pour sa gamme de nettoyage vont de 50 cm pour la plus compacte à 85 cm pour le grand format. Entre les deux, il y a la différence entre un cabinet médical et un entrepôt — et il n’existe pas de réglage qui rattrape dix centimètres.

⚠️ Deux modèles ne publient aucune largeur minimale. Cela ne veut dire ni qu’ils passent partout, ni qu’ils ne passent pas : cela veut dire que la cote se relève sur place, machine en main. Nous ne l’estimons pas.

2. La nature du sol, et ce qu’elle change vraiment

Un sol n’est pas une surface, c’est un couple : le revêtement et la salissure qu’il reçoit. C’est ce couple qui détermine le produit, la dureté de brosse et la fréquence — pas la surface en mètres carrés, qui ne détermine que la durée.

  • Résine d’atelier — lavage en pH neutre ou légèrement alcalin. Un dégraissant trop agressif la ternit, et la ternissure ne se rattrape pas au passage suivant.
  • Béton quartzé — support dur et poreux. Encrassé, il demande un alcalin et un disque abrasif ; c’est là que la pression de brosse compte plus que le débit.
  • Carrelage à joints creux — le joint est en contrebas de la face. Une machine qui lave la face laisse le joint, et c’est le joint qu’on voit.
  • Lino et vinyle — couche d’usure fine. Produit neutre, pression modérée : ce qui décape ici, c’est le produit, pas la brosse.
  • Moquette — hors du lavage. Elle s’aspire, et le tapis ne se mouille pas.

Le relevé utile tient en une phrase : quel revêtement, quelle salissure dominante, à quelle fréquence de réencrassement. Une allée de picking et un local technique n’ont pas le même besoin, et les traiter à la même fréquence revient à sur-nettoyer l’un et sous-nettoyer l’autre.

3. Le parcours, pas la surface

Une surface se mesure sur un plan. Un parcours se marche. Ce qui se relève :

  • Les seuils et les ressauts — une barre de seuil de quelques centimètres arrête une machine que le plan disait éligible.
  • Les changements de niveau — une rampe, sa pente, et ce qu’il y a en haut. Un étage sans ascenseur commandable, c’est une machine par étage.
  • Les zones encombrées — palettes en attente, chariots, mobilier léger déplacé chaque jour. Une machine les contourne ; elle ne les déplace pas.
  • Le point d’eau et le point de charge — où l’on remplit, où l’on vide, où l’on branche. C’est ce qui décide si le passage se fait sans intervention ou avec deux allers-retours.
  • Ce qui reste à la main — angles, plinthes, sous les meubles, sanitaires. Ce n’est pas un défaut de la machine, c’est le périmètre du geste humain, et il se chiffre avec le reste.

4. Le créneau réel, pas le créneau théorique

La question n’est pas « combien de m² par heure », c’est « combien d’heures dispose-t-on, et à quel moment ». Un site qui ferme quatre heures par nuit et un site ouvert en continu ne prennent pas la même machine, même à surface égale.

Ce qui se relève : l’heure de fin d’activité, l’heure de reprise, ce qui se passe le week-end, et qui a les clés. Une machine qui part à 4 h suppose que quelqu’un ait autorisé un départ à 4 h.

Ce qu’une machine ne remplace pas

Un robot tient une trajectoire et une pression de brosse constantes sur toute une surface dégagée. C’est ce qu’il fait bien, et il le fait sans se lasser sur les derniers mètres. Il ne monte pas sur une chaise, ne déplace pas un carton, ne décide pas qu’une zone mérite un second passage aujourd’hui.

Le bon découpage n’est donc pas « avec ou sans machine » : c’est quelle part de la surface est dégagée et répétitive. Sur nos propres chantiers, c’est cette part que nous robotisons, et le reste continue de se faire à la main — par les mêmes équipes, sur le même passage.

La feuille de relevé, en cinq lignes

  1. La largeur au point le plus étroit du parcours réel.
  2. Le revêtement et la salissure dominante, zone par zone.
  3. Les seuils, les niveaux et les zones encombrées.
  4. Le point d’eau, le point de charge, et qui y a accès.
  5. Le créneau disponible, et qui ouvre.

Ces cinq lignes suffisent à écarter les machines qui ne conviennent pas — ce qui est le vrai travail. Le choix entre les deux ou trois qui restent se fait ensuite, et il se fait mieux en les voyant tourner.

Le détail des cotes publiées par le constructeur figure sur chaque fiche produit, et le passage minimal est le premier fait servi sur chaque carte du catalogue.

La suite, quand vous y serez

Nous relevons vos surfaces, vos revêtements et vos contraintes d’accès sur place, puis nous chiffrons. Et si la question porte sur une machine, elle se voit mieux qu’elle ne se décrit.

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